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Blog Article Général Yu-Gi-Oh! Side Deck : le guide complet pour construire ses 15 cartes dans le format actuel
août 5, 2026JessArticle Général Yu-Gi-Oh!

Side Deck : le guide complet pour construire ses 15 cartes dans le format actuel

On perd rarement un tournoi à cause de son main deck. On le perd parce qu’on avait deux Dimension Shifter en side alors que personne ne joue GY-centric, ou parce qu’on n’avait rien contre le deck qui a fait 40 % du top cut. Le side deck, c’est 15 cartes qui doivent transformer des matchups à 40 % en matchups à 60 %. Voici la méthode.

Les trois règles avant même de choisir une carte

Avant de lister des cartes, il faut poser un cadre. Trop de joueurs construisent leur side comme une liste de courses « bonnes cartes » sans logique d’ensemble.

  • Un side deck couvre le méta local, pas le méta théorique. Si votre locale est saturée de Tenpai et de Ryzeal, inutile de garder deux slots pour un deck qui n’a topé qu’à un YCS à l’autre bout du monde.
  • Pensez en paquets de 2 à 3 cartes, jamais en 1-of. Une seule copie d’une tech ne se pioche pas assez souvent pour changer un matchup. Mieux vaut trois cartes qui gagnent un matchup que six cartes qui en effleurent trois.
  • Prévoyez toujours des slots « go second ». Dans un format où le die roll décide beaucoup, avoir des cartes de board breaking en side est aussi important que les floodgates : Harpie’s Feather Duster, Lightning Storm, Evenly Matched, Forbidden Droplet, Dark Ruler No More.

Contre les decks combo à forte dépendance Extra Deck

C’est la catégorie la plus large du format : les stratégies qui empilent liens et fusions pour monter un board complet en un tour, du package Fiendsmith aux moteurs Ryzeal et Maliss, en passant par les variantes Snake-Eye. Le point commun : elles ont besoin d’invoquer beaucoup, vite, depuis l’Extra Deck.

  • Nibiru, the Primal Being : toujours pertinent tant que les combos passent par cinq invocations ou plus. À jouer en 2 minimum si le format est combo-lourd.
  • Rivalry of Warlords / There Can Be Only One : dévastateurs contre les decks qui mélangent les types de monstres pour accéder à leurs Links. Attention cependant : ce sont des cartes symétriques, vérifiez que votre propre deck les supporte.
  • Fossil Dyna Pachycephalo / Naturia Beast : le premier coupe les Special Summon, le second les magies. Ils demandent un accès (Nibiru l’accompagne mal, mais un moteur Tuner ou une carte de recherche oui).
  • Evenly Matched : la meilleure réponse quand le board est déjà là. Elle contourne les protections individuelles et laisse l’adversaire à une seule carte.

Point de vigilance : de plus en plus de decks jouent des monstres à effet de « pop » comme sortie de floodgate. Une floodgate seule ne suffit plus, il faut souvent la combiner à une hand trap ou à un board breaker.

Contre les decks de recyclage et de cimetière

Les stratégies qui vivent du cimetière — moteurs de fusion à répétition, Azamina, White Forest, les boucles de Links envoyant des ressources depuis le deck — s’écroulent quand on leur coupe l’accès.

  • Dimension Shifter : la carte la plus punitive du format quand elle atterrit tour 1 en tant que joueur second. Elle demande un cimetière vide, donc attention à son propre timing.
  • Droll & Lock Bird : redoutable après une première recherche, notamment contre les decks qui enchaînent add-to-hand. Souvent meilleure qu’Ash Blossom dans certains matchups précis.
  • Necrovalley ou Dimensional Fissure selon ce que votre deck tolère : plus lentes que Shifter mais persistantes.

Contre les OTK et les decks de backrow

Deux extrêmes qui demandent des réponses opposées. Face aux decks d’OTK type Tenpai Dragon, on ne cherche pas à briser un board : on cherche à survivre au tour. Les priorités deviennent les monstres à effet continu qui coupent les attaques ou les Special Summon depuis l’Extra Deck, les cartes qui punissent les invocations multiples, et les pièges de bataille rapides. C’est le matchup où garder son droit d’attaquer compte moins que réduire les dégâts à zéro.

À l’inverse, face aux decks de floodgates et de backrow lourd, il faut du spell/trap removal propre : Cosmic Cyclone (bannit, donc pas de recyclage), Harpie’s Feather Duster et Lightning Storm pour les tours de rattrapage. Red Reboot reste la carte la plus sale du format contre les decks 100 % pièges, à condition d’assumer le coût en LP.

Comment répartir concrètement ses 15 slots

Une répartition saine ressemble souvent à ceci : 6 à 7 cartes de board breaking et de removal utilisables dans presque tous les matchups, 4 à 6 cartes de tech ciblées sur les deux ou trois decks les plus joués, et 2 à 3 slots consacrés à des cartes qui protègent votre propre plan de jeu (anti-hand trap, anti-floodgate, extra copies de vos meilleurs starters).

Dernier conseil, et probablement le plus rentable : tenez un carnet de side. Après chaque tournoi, notez ce que vous avez side in, ce qui a effectivement gagné des games, et ce qui a dormi dans la boîte. En trois événements, votre side deck sera plus juste que n’importe quelle liste copiée en ligne, parce qu’il sera calibré sur les decks que vous affrontez réellement.

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